On se retrouve à partir du lundi 4 septembre 2010…

Cela fera bientôt un mois que mon blog a été totalement remanié. Le premier bilan d’étape est assez positif puisque le blog enregistre à lui seul après 3 semaines de fonctionnement :

  • 4734 visites (soit environ 215 visites par jour) ;
  • 11346 pages vues (soit environ 515 pages par jour) ;
  • 686 visiteurs uniques sur les 3 dernières semaines ;

Sur ces chiffres, le blog va baisser ses activités durant quelques semaines pour cause de vacances. Je vous donne donc rendez-vous à partir du lundi 4 septembre 2010 pour une reprise des activités “articles” du blog. D’ici là, l’ensemble des autres parties du site (archives, photo, actualité en direct, etc.) resteront consultables. Merci à vous pour vos messages et remarques quant à l’amélioration de ce blog. Je vous souhaite un excellent été, plein de sourires et de solidarités !

juillet 23rd, 2010 by sylvain | No Comments »

A quand un Conseil des sages à Châtillon-sur-Seine ?

La démocratie participative est une forme de partage et d’exercice du pouvoir, fondée sur le renforcement de la participation des citoyens à la prise de décision politique. Les citoyens favorisent ainsi la transparence de l’action publique, améliorent la qualité des débats politiques et évaluent la qualité des services publics : ils participent ainsi directement, en dépassant les clivages politiques,  à la construction de l’intérêt général.

N’en doutons pas, nos concitoyens ont tendance à faire de moins en moins confiance aux politiques, de droite comme de gauche. Nous avons la responsabilité collective de changer nos pratiques et nos méthodes afin de recréer un lien de confiance fort entre les citoyens et leurs élus. Aussi, et afin d’améliorer la démocratie participative de notre ville, plusieurs actions pourraient être mises en place. Je m’arrêterai aujourd’hui sur l’une d’elle : la création d’un conseil des sages.

La création d’un tel conseil témoignerait d’une volonté municipale de faire des retraités et personnes âgées des acteurs à part entière de la vie de la cité.  Ces habitants sont en effet très actifs à châtillon-sur-Seine et animés du désir de servir et de donner un sens solidaire et citoyen à leur vie et à la vie de la cité en mettant à disposition leurs compétences acquises au fil des années, leur temps et leur connaissance de notre ville : son histoire, son évolution, sa population, son dynamisme, etc.

Plusieurs villes en France ont déjà mis en place un tel conseil. Il s’agit d’une instance consultative, de concertation, de réflexion, de propositions en faveur de la vie de la cité, mise en place par le Conseil Municipal. Les sujets touchent à l’intérêt général et concernent tous les citoyens de la commune. Il s’agit évidemment d’un engagement bénévole, libre et gratuit.

L’une des missions essentielle qui pourrait être confiée à ce conseil dans notre cité pourrait être de faire émerger des actions citoyennes et de créer ou recréer du lien social inter-générationnel pour faire de Châtillon-sur-Seine une ville de toutes les générations et de toutes les cultures. Une ville ouverte, qui ne s’enferme pas dans son histoire, mais au contraire, s’adosse à son histoire pour écrire l’avenir…

juillet 19th, 2010 by sylvain | No Comments »

Désintox : les contre-vérités de Nicolas Sarkozy

Conformément à son habitude, le Président de la république a multiplié dans son entretien télévisé les contre-vérités dans le domaine économique. Décryptage réalisé par Pierre-Alain Muet, député du Rhône, ancien président délégué du Conseil d’analyse économique.

La France est le pays qui travaille le moins.

Faux, les salariés français travaillent plus en moyenne par semaine (36,5 heures en 2008) que les Allemands (34,6 heures), que les Scandinaves (34,5 heures au Danemark, 35,6 heures en Suède et 33,2 heures en Norvège), que les Néerlandais (30 heures) et même que les Américains (33,9 heures). Il faut aller en Europe de l’Est pour dépasser les 40 heures.

Les pays qui ont le plus réduit le chômage sont ceux qui ont augmenté le temps de travail.

Faux, c’est exactement l’inverse : les pays qui ont le plus réduit leur temps de travail sont ceux qui ont le taux de chômage le plus faible. Les Pays-Bas (4,3 % en mai 2010) ; la Norvège (3,7 %), l’Allemagne (7,5 %), le Danemark (6 %) alors que le taux de chômage harmonisé approche 10 % en France.
Les 35 heures ont détruit la compétitivité.

Faux : elle s’est améliorée de 1997 à 2002. Pendant toutes ces années la France avait un excédent du commerce extérieur compris entre 20 et 30 milliards d’euros. Depuis 2003 le solde extérieur n’a cessé de fondre, pour se transformer en un déficit croissant à partir de 2005, atteignant plus de 40 milliards en 2009.

La France est le pays qui taxe le plus les hauts revenus.

Faux. En raison de l’utilisation des niches fiscales par les titulaires des plus hauts revenus et de la faible taxation des revenus du capital, le taux effectif d’imposition du revenu est très loin du taux marginal de 40 %. Il est de 25 % pour les 1 000 plus hauts revenus et tombe à moins de 20 % pour les 10 plus hauts revenus.
La France est le pays qui taxe le plus les entreprises.

Faux. Là encore, en raison des niches fiscales (comme la niche Copé qui a couté 20,5 milliards d’euros à l’Etat en 2008-2009) le taux d’imposition réel de sociétés est très éloigné du taux théorique de 33,3 %. S’il est proche de 30 % pour les PME de moins de 10 salariés, il tombe à 20 % pour les entreprises de plus de 500 salariés et est inférieur à 13 % pour les entreprises de plus de 2 000 salariés !

Le bouclier fiscal évite de verser plus de 50 % de ce que l’on gagne à l’Etat.

Faux, ce n’est pas le revenu réel qui est pris en compte dans le bouclier, mais le revenu fiscal minoré des niches. Des contribuables possédant des revenus et des patrimoines élevés et déclarant un revenu fiscal très faible grâce aux niches, arrivent à se faire rembourser presque tous leurs impôts.
Même l’Allemagne a fait le bouclier fiscal.

Le bouclier fiscal allemand n’a jamais existé. En 2006, la cour constitutionnelle fédérale a rappelé au contraire que, « ni du dispositif, ni des attendus de l’arrêt du 22 juin 1995 ne se dégage un quelconque principe de partage par moitié comme limite maximale d’imposition ayant valeur constitutionnelle »

Le collectif “Sauvons la recherche ne s’exprime plus, les chercheurs ne font plus grève parce qu’ils ont des moyens comme jamais malgré la crise.

il y a eu le mouvement des directeurs de laboratoires en 2008, le mouvement contre la loi LRU, puis celui de 2009 qui est le plus long de l’histoire des universités. Sauvons la Recherche, comme d’autres organisations, n’ont cessé de contester les réformes de Nicolas Sarkozy et Valérie Pécresse, qui sont mauvaises. Quant à l’intensité de recherche, elle est en baisse en France depuis 2002, y compris sous la présidence de Nicolas Sarkozy (démonstration par Bertrand Monthubert, Secrétaire National à l’enseignement et à la recherche).

juillet 19th, 2010 by sylvain | No Comments »

Cinéma de Châtillon : une différence de méthode et d’objectifs

Dans l’édition du journal le châtillonnais et l’auxois, daté du 8 juillet 2010, le Maire de Châtillon-sur-Seine indique que la ville va racheter le cinéma et le réaménager. Encore une fois, Monsieur Brigand utilise la vieille ficelle de l’effet d’annonce sans débat préalable en conseil municipal. Une habitude qui ne respecte pas le rôle des élus de l’opposition, qui découvrent ainsi des annonces de solutions à des dossiers par des interviews dans le journal local. Cette méthode est d’autant plus fâcheuse que la proposition du Maire semble très proche de la solution présentée par des élus de l’opposition municipale lors des vœux de ces derniers en janvier 2010…

Suis-je opposé à cette solution? Non, bien-sûr que non. Toutefois, je pense qu’on peut faire mieux et que la méthode employée par le Maire n’est en l’occurrence pas suffisamment professionnelle. Une fois que j’ai dis ça, je n’ai finalement pas dit grand chose. Vous pourriez ainsi me répondre “C’est bien beau de critiquer mais vous feriez quoi à la place ?!”. Et bien je ferai différemment…

Déjà, j’anticiperai la fermeture du cinéma. Cette fermeture, elle n’a étonné personne car tout le monde s’y attendait depuis longtemps. Ensuite, un cinéma à Châtillon ayant notamment pour rôle de rayonner sur l’ensemble de la Communauté de Commune, j’aurai intégré la logique communauté de commune dès les réflexions sur le dossier. J’aurai ensuite lancé une étude des besoins du territoire en matière d’offre cinématographique et sa viabilité commerciale. En effet, cela ne s’improvise pas la mise en place d’un cinéma. Combien de salles, quel type de cinéma (commercial, art et essai, non commercial), à partir de combien de spectateurs serait viable économiquement telle ou telle solution, etc. Tous ces éléments tiennent compte de la zone de chalandise (commerciale) du châtillonnais, des accords avec la communauté de commune pour une participation à ce dossier, des partenariats publics-privés sur ce dossier, son coût final pour les citoyens, etc.

Ce genre de dossier se réfléchie globalement, on ne peut pas écrire “quand à l’exploitation du site, après travaux, toutes les pistes seront étudiées”. Tout cela s’analyse lors de l’étude préalable à la réalisation du projet. La bonne gestion, c’est anticiper et préparer l’avenir, pas improviser au vu d’opportunités médiatiques.

Ainsi, bien que je sois favorable au rachat du cinéma historique par la ville pour le réaménager. Plusieurs questions restent sans réponse. Quel type de cinéma? Combien de salles? etc.

Si l’on compare Châtillon-sur-Seine et le Châtillonnais à d’autre villes et territoires, je pense qu’il y a une place pour un cinéma commercial où les citoyens pourraient avoir accès aux grandes productions dès de leur sortie. Je pense que cette solution pourrait être un projet à développer à l’aide d’analyses sur la zone de chalandise (commerciale) du châtillonnais. Cela mériterait d’être étudié, mais peut-être qu’une mise en place au sein de l’Actipôle pourrait être envisagée. En parallèle, et afin de proposer une offre complète et diversifiée, on pourrait également envisager que l’actuel cinéma historique soit réservé au cinéma non commercial, avec une délégation de gestion et de service à une association de cinéma, par exemple le ciné-club de Châtillon-sur-Seine via une convention pluriannuelle d’objectifs.

Si ces différents éléments avaient été anticipé, Châtillon ne se retrouverait pas aujourd’hui avec un cinéma fermé mais bien une offre cinématographique complète et adaptée à tous. Sur ce dossier comme sur bien d’autres, la question n’est pas tant une question d’opinions politiques que de méthode. Ce dossier, comme d’autres, est révélateur d’une différence profonde entre Monsieur Brigand et moi : la méthode…

juillet 12th, 2010 by sylvain | 2 Comments »

Une réforme “inquiétante” des collectivités territoriales – extrait du Châtillonnais et l’auxois du 01/07/2010

Photo Thomas HAZEBROUCK

Le PS Châtillon a organisé un café-débat.
Sous l’égide de Sylvain Comparot, via la section locale du Parti Socialiste, le café-débat (pour tous les citoyens) sur la réforme des collectivités territoriales s’est transformé en… monologue, où l’inquiétude a largement transpiré des échanges entre les intervenants et la salle.

Un monologue ? Et oui, malgré la présence de deux Jean-Claude en invités de qualité : Fortier (professeur de Droit public, ancien Recteur d’Académie et ancien président d’Université) et Robert (président du groupe des Forces de Progrès au Conseil général de Côte-d’Or). Deux invités qui n’ont pas été chahutés par une assistance acquise au sentiment général : “oui, cette réforme est inquiétante”.

Bon, force est quand même de reconnaître que cette absence, de… débat, n’est pas la faute de l’organisation. Le PS Châtillon aurait bien aimé que des “fans” de cette réforme soient présents. Ils n’étaient pas là, dommage !

Quoi qu’il en soit, ce café politique a été de qualité. Après un exposé historique axé sur la notion de démocratie locale, une présentation détaillée de ce que l’on nomme “mille-feuilles” territorial, les bons points décernés aux lois Deferre de 1982, Jean-Claude Fortier a taclé la seconde décentralisation menée par le gouvernement Raffarin : “il y a eu des transferts de compétences, dont l’Etat ne voulait plus s’occuper. C’est là que la mauvaise blague a commencé”. Le professeur de Droit, Socialiste historique de surcroît, enchaînant avec son sentiment sur la réforme en cours : “on organise un désordre institutionnel avec un Etat qui abandonne toutes sortes de missions, notamment sociales”.

Plus politique, logique pour celui que l’on annonce comme futur président du Conseil Général si la gauche remporte les élections cantonales du printemps 2011, Jean-Claude Robert a révélé que cette réforme “extrêmement inquiétante, va impacter la vie quotidienne. Les conséquences vont être graves pour les citoyens”.

Pour l’élu de Gevrey-Chambertin, cette réforme va “asphyxier les collectivités qui, demain, n’auront plus de ressources propres. Par ailleurs, ce qui pose problème, c’est la légitimité des futurs conseillers territoriaux (élus en 2014) qui vont siéger, à la fois au département et à la région, dans des circonscriptions dont on ne connaît toujours pas les contours et le nombre. Oui, il y a un risque de perte de proximité entre la population et ses élus”.

Sous les applaudissements de l’assistance, une trentaine de personnes, et après de légers échanges, ce café-débat se terminait amicalement.

Extrait du Châtillonnais et l’auxois du 01/07/2010 – http://www.lechatillonnaisetlauxois.fr/actualite/Une-reforme-inquietante-des-collectivites-territoriales-918.html

juillet 5th, 2010 by sylvain | No Comments »

Un axe rapide vers l’autoroute? J’y suis favorable !

Dans le journal Le châtillonnais et l’auxois du 1er juillet 2010, il est indiqué que Monsieur Sauvadet était favorable à un raccordement, par un axe rapide, sur l’un des barreaux autoroutiers. Ce dernier a invité le club des entrepreneurs à “travailler sur la meilleure option” avant que des démarches soient lancées.

Je suis personnellement et depuis longtemps favorable à la construction d’un axe rapide Châtillon/Seine-autoroute. Ainsi, et au delà des casquettes politiques, je soutiendrai toute démarche qui permettrait d’aller vers une construction rapide d’un tel axe.

Toutefois, si je suis favorable à un tel outil, je ne suis pas favorable à n’importe quelle solution. Cet axe doit selon moi participer à répondre aux grandes questions de santé, d’économie et de développement du pays châtillonnais et participer ainsi à répondre à ces mêmes questions à l’échelle du territoire de haute-Côte-d’Or.

Petit rappel : Châtillon-sur-Seine se trouve à 234km de Paris (2h30), 83km de Dijon par la RD 971 (1h15), 68km de Troyes par la RD 971 (1h), 83km d’Auxerre (1h15), 58km de Chaumont (Haute-Marne) par RD 965 (1h), 49km de Tonnerre (Yonne) (40min), 75km de Langres par RD 928 (1h) et 33km de Montbard par RD 980 (30min). On peut se rendre à Paris en 1h30 par la gare TGV de Montbard et le bus de ligne Châtillon-Montbard. Aucune voie rapide ou autoroute ne passe à proximité de Châtillon-sur-Seine. La plus proche est l’A6, à 59 km (1h) de Châtillon-sur-Seine.

Afin de développer l’attractivité culturelle et économique de Châtillon-sur-Seine, une voie expresse pourrait être créée entre Châtillon-sur-Seine, Montbard et Semur-en-Auxois. Une liaison limitée à 110km/h permettrait ainsi de mettre Châtillon-sur-Seine à seulement 15-17 minutes de Montbard. Châtillon-sur-Seine ne serait ainsi qu’à environ 35 minutes de l’A6.

Il s’agirait là d’une infrastructure majeure en faveur du développement territorial. Il permettrait également à Châtillon-sur-Seine, Montbard et Semur-en-Auxois et leurs territoires respectifs d’établir des partenariats plus forts qu’aujourd’hui, afin de peser plus fortement sur l’économie régionale, et renforcer ainsi leur attractivité réciproque et conforter leurs services publics. Comment en effet ne pas imaginer un développement des partenariats entre ces trois territoires alors que l’un possède l’autoroute (Semur), un autre le TGV et TER (Montbard et Venarey), et que le troisième dispose notamment d’une partie du futur parc national, du bois, de la pierre, d’une forte activité touristique et de l’actipole (châtillonnais).

Evidemment, il faut en estimer le coût global (coût et amortissement par les retombées économique que cette voie peut apporter). Il faut également étudier les conséquences d’un tel projet pour d’autres territoires. Il s’agit pour l’heure, à mon niveau, de lancer un débat sur la question. Charge à tous les citoyens du châtillonnais et même d’ailleurs d’y prendre part. La démocratie, ce n’est pas la règle qui tombe, mais bel et bien la règle définit après un débat sur une question posée. Et cela, quelque soit les couleurs politiques.

En tout état de cause, il me semble important, au delà des casquettes politiques de chacun, de renforcer à l’avenir les partenariats avec le Montbardois et le Semurois. Cet axe rapide vers l’autoroute A6 de Semur en serait une illustration forte et un outil d’un développement partenarial essentiel. Pour moi, il m’apparait de plus en plus évident que nos destins sont liés. Si nous souhaitons trouver des solutions et/ou conforter nos services publics de proximité, tels que la santé, l’éducation ou la sécurité, il nous faut travailler ensemble. La communauté de commune seule ne peut en effet, et malgré tous ses efforts, trouver des solutions viables et durables sur un sujet comme le CHI Châtillon-Montbard. J’y reviendrai d’ailleurs dans un prochain post…

juillet 4th, 2010 by sylvain | No Comments »